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Dans l’affaire de l’ONE, le monde
économique mesure que la sanction frappant l’ancien DG
aurait dû inclure des responsables politiques des
gouvernements présent et surtout passés. Ces derniers y
échapperont, protégés par leur statut politique:
l’incurie, quand elle devient politique, cesse d’être
une incurie! L’adage s’inverse: |
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les coupables deviennent irresponsables et n’ont de
comptes à rendre à personne. C’est rageant, mais ce
n’est pas l’urgence d’aujourd’hui.
L’urgence est de faire en sorte que l’opinion publique
et le monde des affaires soutiennent le nouveau
directeur de manière à ce qu’il ne soit pas obligé de
jeter les bébés avec l’eau du bain. Il y a beaucoup de
bébés dans l’eau du bain de l’ONE.Celui qui sera le plus
facile à sauver techniquement est celui qui est le plus
difficile à expliquer au monde politique.
C’est l’ONE-International. On dira qu’il est stupide
d’avoir des ambitions internationales quand on a des
problèmes électriques chez soi. Erreur, ces problèmes ne
sont pas du fait de l’ONE
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ou de son dirigeant du moment, mais
viennent de l’incompétence gouvernementale sur les
questions d’énergie. La répétition en 2008 des
difficultés de 1994 montre bien que nous sommes dans la
sphère stratégique, pas dans celle de l’application. Et
précisément parce que, depuis toujours, l’ONE sait faire
face aux manquements stratégiques, il peut fournir ce
savoir-faire à nombre de pays en Afrique où les
imprévoyances politiques pullulent.
Et ça peut rapporter, car les
financements viennent des bailleurs internationaux, pas
des gouvernements locaux.
Allons plus loin: qu’est-ce qui empêcherait le Maroc de
le dupliquer pour lui-même, d’obtenir par le canal d’un
ONE-International les financements stratégiques? Puisque
la construction institutionnelle de notre secteur
énergétique nous empêche de penser et de financer à long
terme, au lieu de se replier sur nos insolubles
problèmes stratégiques, pourquoi ne pas chercher dehors
les dynamiques et la rigueur qui nous manquent dedans?
Source : Leconomiste
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