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Les industriels européens crient au
marasme. Quarante-sept industriels, dont Nokia,
Saint-Gobain et Renault, ont fait part en début de
semaine du «besoin urgent de nouvelles actions
politiques». Ceci face à une crise «extrêmement
dangereuse». «Nous acceptons et soutenons les stratégies
présentées par les dirigeants du G20.
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Mais l’urgence de la situation
appelle des mesures précises et allant beaucoup plus
loin», écrivent, dans un communiqué, ces grandes
entreprises, rassemblées à l’occasion d’une table ronde
européenne des industriels. Parmi les revendications:
plus d’impulsions budgétaires, notamment de la part de
la première économie européenne, l’Allemagne, via des
programmes massifs d’investissement et des baisses
d’impôts. Autres mesures réclamées: de nouvelles
réductions des taux d’intérêt des banques centrales, des
dispositifs garantissant l’accès au crédit, ou encore
des progrès dans les négociations internationales pour
la libéralisation des échanges.
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Parmi les entreprises représentées à
cette table ronde, entre autres, le finlandais Nokia,
les français Saint-Gobain et Renault, ou encore les
allemands SAP et Siemens. Le patron de Nokia, Jorma
Ollila, a souligné que «les Etats européens doivent
prendre des mesures de relance budgétaires d’une ampleur
exceptionnelle. Et l’Allemagne, qui a un impact sur tous
les autres pays en tant que première puissance
économique européenne, doit montrer la voie», a-t-il
estimé. En Allemagne, le secteur automobile est celui
sur lequel semble se concentrer jusqu’ici l’effort
politique. Le gouvernement a affiché sa détermination à
coups de réunions de crise pour aider l’automobile.
C’est le cas notamment de Opel, filiale du constructeur
américain en détresse General Motors, qui aurait besoin
d’au moins un milliard d’euros.
A noter par ailleurs que la Maison
Blanche a assuré lundi dernier que l’administration ne
voulait pas la faillite de l’industrie automobile
américaine, mais que les constructeurs, qui réclament au
Congrès une aide supplémentaire, devraient se contenter
des fonds déjà disponibles (prêts de 25 milliards de
dollars). Sur un autre registre, «la BEI va proposer aux
ministres européens des Finances d’augmenter son volume
de prêts de 20 à 30% en 2009 et 2010, soit de 10 à 15
milliards d’euros par an», a indiqué un porte-parole de
la banque à Bruxelles.
Source : Leconomiste
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