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Visiblement heureuse, Sigourney
Weaver a eu le salut du public dans la place populaire
la plus célèbre du monde. Elle avait les yeux plein de
rire et d’étonnement sympathique en ayant sa dose de
bain de foule venue l’applaudir. Une place se transforme
pendant pendant la durée du FIFM en une grande salle de
cinéma en plein air. Le temps de quelques soirées, les
badauds, les animateurs, les mendiants, les charmeurs et
les touristes se détournent de la tradition pour voir un
spectacle moderne sur une large toile.
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Le cinéma est du virtuel, du lumineux
lointain et proche. Mais, une ou deux fois, il devient
un réel palpable en la personne d’une star. Cette fois
c’est à l’héroïne de la célèbre série d’horreur et de
science-fiction «Alien» de savourer ce moment unique.
Elle a réalisé son rêve de venir au Maroc, comme elle
l’a exprimé. Elle ne déroge pas à la coutume. Il faut
dire qu’il y a du vrai, rehaussé au rang du magique dans
tout cela, puisque ce sont des dizaines de milliers de
personnes qui ont pu voir la trilogie «Alien» dans la
place. Hommage inédit qui a été couronné par l’hommage
officiel où elle a reçu de la main du grand Roman
Polanski l’Etoile de Marrakech.
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Feu Hassan Skalli honoré
L’élégant acteur et bon vivant Hassan Skalli trône à
travers une série de portraits en pleine salle de presse
qui porte d’ailleurs son nom. En costume élégant, le
sourire large, il est là dans la mémoire du festival. A
tel point que ceux qui l’on connu pourrait entendre son
rire grave d’un charme unique. Il était l’incarnation
d’un acteur de la grande tradition théâtrale et qu’il a
pu insuffler à ses rôles au cinéma. Par ailleurs, sa
veuve a reçu les hommages, lors la cérémonie qui a suivi
l’ouverture.
Le film marocain !
Il est inéluctable de le dire. Un festival international
marocain doit avoir cette constante : projeter des films
marocains. Anciens ou récemment produits. On se fait
connaître par ce qu’on crée. Un paragraphe cinéma
marocain quelque part est indispensable pour cette
multitude de connaisseurs étrangers qui viennent au FIFM.
Un étranger venant à Marrakech aurait bien aimé voir une
rétrospective bien choisie. Oui le cinquantenaire.
Avons-nous vraiment 50 ans de cinéma national ? Du
cinéma du pays, c’est une belle occasion et ça tombe
bien. Or il faut que cela soit une constante
essentielle.
Par ailleurs, le choix du film marocain de la
compétition est une donnée qui est toujours matière à
discussion. Pourquoi «Kandicha» et pas un autre ? A
chaque édition on se pose la question ! Car il y a bien
d’autres films en lice, et de bonne facture paraît-il ?
De toute manière il y a toujours des déçus. Il est de
bon aloi de connaître les raisons d’un choix plutôt que
d’un autre! Le film «Kandicha» sera bien attendu.
Du moment qu’on dit que le FIFM aide le cinéma marocain,
autant le rendre une question importante, et lui donner
plus d’atouts de se faire valoir, de se faire connaître
par la spéculation intellectuelle et les idées, et se
faire sa propre évolution. Mais du moment que le débat
autour de ce cinéma trébuche, ou se sent manquer, on se
devrait d’y remédier. Et ce, lorsque les gens qui
pensent le cinéma, qui théorisent ce cinéma marocain,
qui lui donnent son cachet évaluatif et spécifique par
leurs études et visions et articles, et non pas
strictement sur le plan professionnel et matériel. Lot
majeur incontestablement, du moment qu’ils sont presque
ailleurs, comment le faire parvenir à autrui ? Le flou
et l’a priori vont dominer.
C’est connu, seuls les critiques et les intellectuels de
la plume discernent les chemins et désignent les bornes
!
Au FIFM, les critiques se contentent de voir des films.
D’assouvir le plaisir de la cinéphilie.
Source : Albayane
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