|
Mais auparavant, les futurs candidats
au master doivent impérativement passer par une licence
professionnelle en sciences de la sécurité dont le cours
inaugural a été donné, samedi dernier à Settat, par
Abdellatif Agnouch, rédacteur en chef de «Police
Magazine» et professeur à l’université Hassan 1er. De
prime abord, le conférencier a fait part d’un constat:
«Depuis quelques années, la tendance chez les opinions
publiques consiste à faire l’amalgame entre insécurité
et criminalité». La délinquance n’est que l’aspect
objectif de l’insécurité, c’est la partie mesurable,
quantifiable et analysable», ajoute-t-il. Il note
également que «l’urbanisation à outrance s’accompagne
d’une forme de violences particulières qui est par
ailleurs amplifiée par la dégradation des relations et
des valeurs sociales au sein même de la famille».
Ainsi, fait-il remarquer, dans sa
lutte contre l’insécurité aussi bien dans sa dimension
objective que subjective, l’action de la Direction
générale de la Sûreté nationale (DGSN), dont le patron,
Charki Drais, a assisté à ce cours inaugural, s’articule
autour d’un volet opérationnel et d’un autre
relationnel. En effet, la DGSN table de plus en plus sur
l’action préventive pour anticiper sur la commission de
l’infraction. A cet effet, des mesures ont été prises et
concernent l’augmentation des effectifs des agents,
l’accroissement des moyens logistiques, l’emploi optimal
des moyens et l’analyse rationnelle du renseignement
opérationnel. Ainsi, on insiste de plus en plus sur le
développement du potentiel opérationnel des ressources
humaines par une formation de base solide et une
formation continue qui accompagne l’agent pendant toute
sa carrière. A noter que ce cours inaugural a connu la
participation notamment de la première autorité de
Chaouia-Ourdigha, en l’occurrence Abdechakour Rais, wali
de la région et gouverneur de la province de Settat, de
Mohamed Rahj, président de l’université Hassan 1er , et
des directeurs centraux de la DGSN.
Toutefois, la lutte contre
l’insécurité ne se limite pas à combattre ses formes
apparentes, mais doit s’attaquer à ses causes profondes.
Or, celles-ci ne relèvent pas exclusivement des
compétences des services de sécurité mais d’autres
intervenants. D’où le côté relationnel de la stratégie
de la DGSN. La lutte dépend, en effet, de la
contribution du citoyen, des médias, de l’école, de
l’université et de la participation des acteurs
institutionnels et associatifs.
Objectifs
L’objectif de la formation est de permettre aux
étudiants d’avoir un enseignement qui couvre tous les
aspects des sciences de la sécurité. La formation offre,
en effet, une approche globale.
Elle prépare les étudiants à comprendre et à prévenir
les risques des personnes et des biens, la gestion des
crises urbaines, la sécurité des informations et des
infrastructures, l’identification des points critiques…
en vue d’en faire le diagnostic et y apporter des
solutions.
Cette licence offre également aux étudiants une
formation approfondie et spécialisée leur permettant une
bonne insertion dans le marché du travail public et
privé dans le domaine de la sécurité.
Source : Leconomiste
|