Settat/Université Hassan 1er : Démarrage du master en sciences de la sécurite :
 

«Sécurité et management des risques». Tel est l’intitulé du master nouvellement introduit à l’université Hassan 1er de Settat. Il a pour objectif d’offrir une meilleure connaissance et maîtrise du risque et de l’insécurité dans les trois domaines que sont l’activité économique, la gestion des crises et en cas de conflits politiques et le domaine de la gestion de la force publique.
 

Ainsi, la notion est abordée dans son sens le plus vaste, couvrant ces trois grands domaines et traitant d’aspects naguère omis dans les études en matière de sécurité et de risque. Deux dimensions inséparables sont données au master : l’étude des situations et facteurs de risque et d’insécurité et celle des modes de gestion permettant d’offrir une réponse adaptée à toutes les situations. Les enseignements proposés se répartissent en trois grands domaines: la sécurité et le management du risque dans le monde de l’économie, la sécurité et le management du risque dans l’organisation politique et le management du risque en matière militaire et de sécurité publique.
 

 

Mais auparavant, les futurs candidats au master doivent impérativement passer par une licence professionnelle en sciences de la sécurité dont le cours inaugural a été donné, samedi dernier à Settat, par Abdellatif Agnouch, rédacteur en chef de «Police Magazine» et professeur à l’université Hassan 1er. De prime abord, le conférencier a fait part d’un constat: «Depuis quelques années, la tendance chez les opinions publiques consiste à faire l’amalgame entre insécurité et criminalité». La délinquance n’est que l’aspect objectif de l’insécurité, c’est la partie mesurable, quantifiable et analysable», ajoute-t-il. Il note également que «l’urbanisation à outrance s’accompagne d’une forme de violences particulières qui est par ailleurs amplifiée par la dégradation des relations et des valeurs sociales au sein même de la famille».

Ainsi, fait-il remarquer, dans sa lutte contre l’insécurité aussi bien dans sa dimension objective que subjective, l’action de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), dont le patron, Charki Drais, a assisté à ce cours inaugural, s’articule autour d’un volet opérationnel et d’un autre relationnel. En effet, la DGSN table de plus en plus sur l’action préventive pour anticiper sur la commission de l’infraction. A cet effet, des mesures ont été prises et concernent l’augmentation des effectifs des agents, l’accroissement des moyens logistiques, l’emploi optimal des moyens et l’analyse rationnelle du renseignement opérationnel. Ainsi, on insiste de plus en plus sur le développement du potentiel opérationnel des ressources humaines par une formation de base solide et une formation continue qui accompagne l’agent pendant toute sa carrière. A noter que ce cours inaugural a connu la participation notamment de la première autorité de Chaouia-Ourdigha, en l’occurrence Abdechakour Rais, wali de la région et gouverneur de la province de Settat, de Mohamed Rahj, président de l’université Hassan 1er , et des directeurs centraux de la DGSN.

Toutefois, la lutte contre l’insécurité ne se limite pas à combattre ses formes apparentes, mais doit s’attaquer à ses causes profondes. Or, celles-ci ne relèvent pas exclusivement des compétences des services de sécurité mais d’autres intervenants. D’où le côté relationnel de la stratégie de la DGSN. La lutte dépend, en effet, de la contribution du citoyen, des médias, de l’école, de l’université et de la participation des acteurs institutionnels et associatifs.

Objectifs

L’objectif de la formation est de permettre aux étudiants d’avoir un enseignement qui couvre tous les aspects des sciences de la sécurité. La formation offre, en effet, une approche globale.
Elle prépare les étudiants à comprendre et à prévenir les risques des personnes et des biens, la gestion des crises urbaines, la sécurité des informations et des infrastructures, l’identification des points critiques… en vue d’en faire le diagnostic et y apporter des solutions.
Cette licence offre également aux étudiants une formation approfondie et spécialisée leur permettant une bonne insertion dans le marché du travail public et privé dans le domaine de la sécurité.




Source : Leconomiste
 

 :: Actualité du Mois :
 
 :: Hausse de 9,85 pc des prix moyens des constructions au niveau national en 2007
 :: La route encore plus meurtrière
 :: Tourisme/Vision 2010: Les derniers réglages
 :: Bourse: Pourquoi les cours ont baissé
 :: Crise: 47 industriels lancent un appel à l’aide
 :: Settat/Université Hassan 1er : Démarrage du master en sciences de la sécurité
 :: Prêt de 97 millions de dollars de la BAD au Maroc pour financer le dixième projet d'alimentation en eau potable
 :: Présentation à Marseille d'initiatives d'investissement pour le développement économique de la Méditerranée
 :: Maroc-Zambie : L'embarras du choix de Roger Lemerre
 :: Don japonais de 12 camions-citernes au profit de plusieurs communes rurales du Sousse
 :: Festival international du film de Marrakech : Une douce «Alien» à Jamaâ L’fna